Oct 06

Caudebec : Un conseil municipal riche d’enseignements

Oui, la séance du conseil municipal du lundi 3 octobre a donné l’occasion, entre deux résolutions à l’ordre du jour à de multiples échanges informatifs que la presse n’aura pas la place de synthétiser. Quelques notes.

Sur le thème du commerce de centre ville

A l’occasion de la résolution sur le reclassement de la parcelle de la rue Romaine, le maire à précisé qu’elle sera vouée à des habitations individuelles en accès à la propriété et non à du logement collectif. Ceci dans l’idée d’installer des nouveaux résidents porteurs de pouvoir d’achat plutôt supérieur à la moyenne caubecaise qui, elle, souffre d’une relative mais sensible paupérisation. On ne peut qu’aprouver cette analyse pour soutenir le commerce !.
Ce type d’option rejoint l’objectif des travaux de voirie et réaménagement de la rue de la République résumé par une phrase clef de Laurent Bonaterre : « la Commune, en tant que pouvoir public, a en charge de créer des conditions favorables à l’activité économique mais pas de s’y substituer, au privé de prendre le relais. »

Nota Bene : Quand nous demandons, en tant que nouveaux résidents ayant investi dans la ville, qu’aucun restaurant ne pollue le centre ville par des nuisances olfactives et sonores criantes, nous croyions aller dans le même sens ! Question de cohérence, Monsieur le Maire !

A propos des indemnisations des commerçants sur les pertes de chiffre d’affaire induites par les travaux de voirie, on apprend avec surprise que seuls 3 dossiers de demande ont été déposés dont 2 incomplets. Certaines plaintes ne sont pas toujours suivies d’action venant des plaignants !
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Sep 29

Au Musée d’Elbeuf, l’exposition Edeline, c’est bien plus que des photos

elbeufexpoedelinegL’exposition « De l’intime au social » est encore visitable jusqu’à la mi-novembre. Il serait dommage de ne pas la visiter car en plus de sa remarquable installation, elle offre un objet d’observation et d’expérience exceptionnel.
Y sont rassemblés mille portraits réalisés par l’atelier photographique d’Eugène Edeline installé à Elbeuf depuis 1904 qui a produit, en trois générations s’y succèdant, jusqu’à 1970. Conservé par les Archives patrimoniales, le fonds Edeline compte plusieurs milliers de clichés. C’est une ressource artistique et documentaire exceptionelle puisqu’il développe un vaste panorama visuel de la population d’Elbeuf et de sa région dans la longue durée.

L’ambiguité du titre « De l’intime au social »
Il nous semble inversé « Du social à l’intime » eut été plus approprié, c’est du moins ce qui ressort de la visite. Voici pourquoi. En savoir plus »

Sep 27

Le nouveau livre de Claude Ohnimus, enquête sur une destinée

cl_ohnimus_portait2_villeweb_2016Samedi 8 octobre 2016, Claude Ohnimus, auteur elbeuvien, dédicacera son deuxième livre « Mademoiselle de la Destinée » où l’éprouvante enquête d’un fils, déjà touché par la perte d’un enfant, nous invite par l’écrit à une poignante quête de sens.

« Maman s’est effacée » par une torride journée de l’été 2007, on ne retrouve que Lola, la chienne griffon agonisante sur les hauteurs d’Elbeuf, au cimetière Saint Jean, sous le bois de la Justice. Ce lieu chargé de souvenirs d’enfance, de mystères et de traces immémoriales sera, le temps d’une lecture intense, le centre énigmatique d’une histoire de famille autant qu’une retrouvaille nostalgique d’un Elbeuf d’antan.

Claude Ohnimus est bien un enfant « de la ville au cent cheminées » qui, à 14 ans, fit son premier apprentissage aux usines Blin & Blin. Avec les années, cet âge d’or industriel elbeuvien s’estompera alors que s’est déjà révélé le cycle « d’un âpre destin » familial. Maupassant put y trouver l’inspiration d’une nouvelle, mais c’est la plume sensible et pudique de ce peintre en bâtiment aujourd’hui retraité, qui y trouve un accomplissement littéraire. En savoir plus »

Sep 26

Relayons la campagne « les antibios, juste ce qu’il faut »

chistaubin_confantibio_webL’hopital intercommunal de Saint Aubin lance une campagne sur le thème « les antibios, juste ce qu’il faut » auprès des acteurs de santé prescripteurs, medecins et personnels hospitaliers comme auprès des medecins et personnels soignants ou laboratoires de ville. Il s’agit de lutter contre la progression alarmante des infections dues aux bactéries multi-résistantes (BMR).

Les antibiotiques et la résistance bactérienne

Les antibiotiques sauvent mais leur usage fréquent et massif dans la longue durée a favorisé l’émergence de bactéries résistantes parmi celles qu’ils combattent. En vaincant les plus faibles, ils tendent à sélectionner les plus fortes, car les bactéries sont douées d’un haut pouvoir d’adaptation.
« Ce n’est pas Flemming en 1928, mais les bactéries elles mêmes qui ont inventé les antibiotiques ! » rappelle une biologiste, « autant dire que nous ne sommes pas les plus forts dans ce combat».

Voilà l’idée clef : L’humain est un ilot sur un océan bactérien dans lequel il vaut mieux vivre en bon équilibre. Les antibiotiques n’y sont que des précieuses bouées de secours, pas des navires de croisière. Ce ne sont donc pas des produits de consommation ! En savoir plus »

Sep 10

Crise au Bosc Tard : petite sociologie d’un conflit de quartier

60 pétitionnaires au terminus du Bosc Tard à Saint Pierre les Elbeuf

60 pétitionnaires au terminus du Bosc Tard à Saint Pierre les Elbeuf

Des familles résidentes du quartier du Bosc Tard de Saint Pierre les Elbeuf ont lancé une pétition dénonçant les réductions du nombre de passages de bus TAE ligne C décidée en avril 2016 et mise en oeuvre depuis le 22 août. Ils réagissent à une autre pétition initiée un an plus tôt par leurs ainés retraités du haut du quartier.

L’affaire est intéressante à observer du point de vue sociologique car ce charmant quartier forestier isolé constitue une micro société humaine, qui a évolué sur 30 ans depuis l’implantation des premiers lotissements. Comment un clivage de générations peut-ils se former dans une collectivité pourtant pleine d’atouts favorables sur un motif prétexte, tel est peut-être le thème à observer. En savoir plus »

Sep 03

La (rue de la ) République polluée par un restaurant

Il y a au 104 rue de la République, un restaurant bien connu qui ferait le bonheur du quartier s’il n’en était le principal pollueur. L’établissement, Le Poulet grillé pour ne pas le nommer
– est à l’origine d’émission quotidienne de fumées malsaines et malodorantes qui inondent le quartier dans un rayon de 200 mètres
– auxquelles s’ajoutent le ronflement continu d’un extracteur en toiture aussi bruyant qu’inéfficace.
Ceci constitue non seulement un trouble anormal de voisinnage, mais une pollution environnementale, olfactive et sonore, une nuisance pour la collectivité environnante et un risque sanitaire évident.

Ceci n’est pas un fatalité, c’est un abus
qui nous affecte comme voisins autant que comme citoyens !

Des moyens existent pour y remédier, c’est une affaire de volonté. Nous avons saisi Monsieur le Maire pour arbitrer une solution concertée et citoyenne. Encore faut-il tous y participer !

C’est pourquoi nous proposons aux caudebecais de nous rencontrer à notre domicile, au 100 rue de la République, pour recueillir leur point de vue sur le thème  « Poulet grillé, citoyens pollués, ça suffit ! »

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Sep 02

Vu en ville : à propos des Miss Rondes

FemmeRondeUne association caudebecaise organise un concours des Miss Rondes dont l’élection 2016 aura lieu à Elbeuf samedi prochain. L’idée et le but revendiqués sont d’aider les femmes à s’assumer « telles quelles sont » et de s’émanciper de stéréotypes discriminants qui peuvent prévaloir dans le regard commun. On ne peut que se féliciter du fait que ces femmes s’associent pour extérioriser ce qui peut être par elles mal vécu et au contraire exprimer et valoriser leurs qualités communes… ou singulières !

Mais on peut réfléchir aussi sur la méthode pour comprendre comment justement fonctionne cette « conscience commune ». Car, loin de vouloir faire critique de cette initiative, ceci donne l’occasion d’aborder un paradoxe psycho-sociologique ayant une portée plus générale et des applications fréquentes. En savoir plus »

Août 31

Didier Lodieu, un « entrepreneur historique »

DidierLodieu_PorWLa commémoration de la Libération en 1944 des communes d’Elbeuf, Caudebec, Saint-Pierre m’a donné l’occasion de rencontrer Didier Lodieu, ce caudebecais à la fois « sans histoires » et dans l’histoire, passionné de bien d’autres choses. Je tenais à lui rendre hommage comme référence d’un profil d’entrepreneur local.

Plus de vingt cinq ans de recherches personnelles sur la deuxième guerre mondiale, franco-allemande notamment et un indestructible esprit d’entrepreneur on conduit cet ancien commerçant  en restauration à gérer avec succès son entreprise d’édition. Quand on connaît le marché du livre, voilà qui mérite un coup de chapeau. En savoir plus »

Août 29

Caudebec, Cau de briques

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La brique fait partie de l’ADN architectural de Caudebec, comme de celui de centaines de villes bâties par le développement entrepreneurial du XIXe et début XXe siècle. Ce n’est donc pas original.
Mais quitte à y vivre autant se résoudre à en apprécier les qualités, de lui reconnaître voire de lui inventer un génie propre.

Nous nous emploierons donc progressivement à voire comment Caudebec s’imbrique, se fabrique, s’ est briquolée parfois dans un brique à brac tour à tour résidentiel, artisanal et industriel. En savoir plus »

Août 27

Les symboles caudebecais

De quoi nos rues sont-elles le nom ?

Du point de vue symbolique, à Caudebec, bien des rues vont dans le même sens ! Celui de la République, de la troisième en particuliers. Autour de cet axe central qu’est la rue de la République (anciennement rue de Louviers), on y trouve à l’honneur Jean Jaurès, Paul Bert, Léon Gambetta, Jules Ferry, Félix Faure, Sadi Carnot, Victor Hugo, Emile Zola, Aristide Briand, Raspail, Ernest Renan, Scheurer-Kestner, Victor Basch.

D’autres vont à contresens, plus révolutionnaires, avec Charles Delescluze, Armand Barbès, Louis Auguste Blanqui, en à contrechant pourrait-on dire, avec Eugène Pottier (l’Internationale), Jean Baptiste Clément (Le temps des Cerises). S’accordant avec le fait que la rue Thiers fut opportunément renommée rue de La Commune de 1871.

Parmis les figures historiques qui parrainent nos rues, les résistants tiennent un rang discret avec Jean Moulin, Pierre Brossolette, car curieusement les aviateurs les surclassent en effectif avec Louis Blériot, Saint Exupéry, Jules Védrine, Jean Mermoz, Marise Bastié.
Ah Marise ! enfin une femme (pour seconder Marianne) dans ce club du patriarcat républicain !

Voici un tableau pour visualiser cet univers de références

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Il y a certes 160 rues à Caudebec, et bien d’autres thématiques, mais cette petite trentaine tient le haut du pavé au panthéon toponymique caudebecais.

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